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 Pour calmer ton âme (Rencontre PV Kaminari Aru)

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Yine Maeda
Suna No Chuunin
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Yine Maeda

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MessageSujet: Pour calmer ton âme (Rencontre PV Kaminari Aru)   Pour calmer ton âme (Rencontre PV Kaminari Aru) EmptySam 8 Mar - 21:10

Perdue:
 

                 Je savais que ce n’était pas une bonne idée car nombre de fois,
mon inséparable conscience-prudence vrillait mon esprit de recommandations, dissuasion, persuasions multiples et mise en garde contre l’endroit en question. La mission que j’achevais au pays de la Terre avec une bonne journée d’avance m’avais permis de m’éclipser quant à la compagnie déplaisante et bruyante des clients à qui j’avais remis quelques missives venu de la bibliothèque de Suna et ce n’est pas peu fière que je pouvais assurer ne pas avoir pris conscience de leur contenu. Oh, je n’étais pas sotte, la prudence était une qualité que je pouvais m’attribuer mais le petit goût de curiosité qui pétillait sur ma langue balayait les quelques efforts de sa collègue mise-en-garde et me poussait inexorablement vers l’épaisse forêt qui s’étalait sous le plateau où j’avais trouvé refuge le temps de souffler un coup.
                         Les frontière du pays couleur d’argile étaient déjà loin dans mon dos mais mes pas ne semblaient vouloir se décider à rentrer, tant l’occasion de découvrir quelques coins reculés était en or massif ! Qui plus est, le Kazekage ne devrait pas y voir d’inconvénient puisque j’avais remplis ma mission en bon termes avec quelques temps d’avance. Dans notre grand désert, les plantes et les arbres ne poussaient guère plus qu’il n’y avait de maître en la maîtrise du Suitton, aussi ces vastes étendues foisonnante, moussue et verte attiraient continuellement mes prunelles dorées, pleines de promesse qu’elle ne tiendrait sans doute que dans mon esprit.

                       Certes, mon sens de l’orientation laissait à désirer, sans compter le fait que mon environnement naturel était dégagé, sec et infiniment grand lorsqu’on fixait l’horizon…le fait d’être étouffée et perdue dans un lieu donc je n’avais guère l’habitude me terrifiait autant qu’il m’excitait d’autant plus qu’il n’y avait pas de villages ou d’habitations à des lieux d’ici. Tout autour de moi n’était qu’une nature sauvage, épaisse et dense où ne vivait plus que quelques individus. Du moins le pensais-je, il était rare qu’une forêt d’une pareille ampleur ne recèle pas quelques vies humaines. Il était dommage pourtant que la plupart de ces habitants soient des mercenaires, des pillards ou des voleurs attendant qu’un voyageurs coupe leur territoire dans l’espoir de garnir leurs bourses, retournant par la suite à leur vie isolée en petite bande.

J’haussais les épaules pour moi-même.

Il n’y avait pas de raison que l’on s’attaque à moi, d’autant que je ne possédais rien dans ma condition largement précaire… Réajustant la lanière défraichir de mon sac de voyage où se battait en duel quelques rations sèches et une bouteille d’eau, je m’offrais la journée pour découvrir la foisonnante forêt qui s’étalait dans le vallon devant moi d’où s’échappait un bruissement délicat généré par un vent frais. Je frissonnais en frottant mes bras, maudissant les températures trop basses de la région, habituée aux chaleurs étouffantes de Suna et à la sècheresse tranquille des étendues désertiques.  L’heure de fin de matinée dispensait une lumière agréable et descendant prudemment du plateau, je m’enfonçais comme un souffle inaudible dans l’épaisse forêt en prenant garde de rester toujours sur une ligne droite. Si j’avais le malheur de tourner, je savais que la panique prendrait le dessus, pour peu que je ne retrouve plus mon chemin.

Si peu de chose me terrifiait réellement, les cages et le fait d’être égarée dans un environnement aussi inhabituel sans réserves de survie devenaient rapidement source d’inquiétude. Ma foi…tant que je restais en ligne droite…

4h plus tard :

                      J’avais faim, froid, soif, j’étais fatiguée, l’après-midi touchait déjà à sa fin et ma ligne droite s’était transformée en affreux zigzags incessants dont j’avais perdu le fil depuis longtemps en tentant de retrouver une route inexistante dans une forêt aussi épaisse. Lapereau égaré, je haïssais apparaître une cible facile pour les pillards qui grouillaient dans ce genre d’endroit et marchait d’un pas vif en refoulant de toute mes forces la peur panique qui serrait ma gorge et regrettant soudain les étendues arides et rocheuses où j’évoluais avec infiniment plus de facilité. A en juger par la distance avec le pays de la Terre, j’en avais bien pour trois LONGS jours de marche à rentrer et la journée que je venais de perdre me donnait un retard d’une journée sur le jour où j’étais censé rentrer au village.
                     Avec un peu de chance, personne ne le remarquerais si le petit retard en question ne se transformait pas en « portée disparue » et pour quelle excuse avec ça… Si le conseil de vieux aigris du village apprenait encore ma petite excursion, j’étais bonne pour une correction en bonne et du forme et dieu sais que je n’en avais nulle envie. Ecartant une branche moussue de mon chemin d’un revers du bras, je suivais l’astre du jour qui déclinait au travers des arbres, astre que j’entrevoyais de plus en plus mal au fur et à mesure qu’il déclinait derrière des spécimens plus imposants, disparaissant parfois derrière un groupe plus touffu. Me glissant comme une ombre au travers des buissons et des plantes imposantes, une salve de souvenirs déplaisants m’assaillait, projetant dans mon esprit déjà bien paniqué quelques images de mon enfance où je courrais à perdre haleine au travers des forêts, suivant des hommes que je ne connaissait pas pour des raisons que j’ignoraient, courir courir…toujours courir. Je pris soudain conscience que rester au sol me rendait terriblement vulnérable et bien que les hauteurs dont j’ai l’habitude soit de rocs, de sable et de poussière, je grimpais soudainement en flèche sur un imposant chêne où je me recroquevillais, haletante, sur une branche épaisse. Mon sac se faisait un peu trop léger et crevant le sommet de mon perchoir, j’observais tout autour de moi l’immense étendue verte dont je ne voyais pas la fin, immense marée mouvante et insondable.

D’accord. Là, j’avais peur.

                    Sautant d’arbre en arbre, je perdais peu à peu mon calme, le venin noir et insidieux de la panique se rependant peu à peu dans mon corps tandis que je me remémorais tant bien que mal mon parcours de l’après-midi… Oh pourquoi fallait-il qu’à chaque expédition que je tentais dans des contrées inconnues il fallait que je m’égare ? Je ne demandais pourtant rien de plus que de visiter et regarder, pas finir au milieu d’un environnement hostile et déplaisant peuplé d’individus de la même trempe. L’oreille dressée, il était difficile de saisir la différence entre le vent, des pas, des bruits d’animaux ou autre au milieu de toute cette vie…au moins dans le désert, le silence virginal était un atout non négligeable pour repérer les ennemis mais là… je n’étais pas de Konoha, moi !
                Un bruissement me fit sursauter et déséquilibrée par mon mouvement brusque pour regarder en bas, je chutais soudain de mon perchoir en poussant un cri étouffé, m’agrippant aux branches sur la route de ma dégringolade douloureuse qui s’acheva au pied du chêne, la tête frappant violemment une racine émergeant de la terre en laissant une belle ecchymose sur la tempe. Magnifique. Les bras couvert d’écorchures, la tête bourdonnante et l’épaule douloureuse, je m’affalais contre le tronc en levant les yeux vers le ciel dont la lumière annonçait la fin de journée.
La panique la plus absolue me prit à la gorge et repliant mes genoux sous ma poitrine, je dissimulais au mieux ma présence avec le peu de calme qui me restait et affalée sous l’épaisse végétation, les poings et les dents serrés, je versais quelques larmes rageuses.

La fatigue prit le dessus et je m’endormis, la tête posé contre les racines de l’arbre et dissimulée par quelques buissons.
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